Espace Che Guevara

Colombie le 09/07/08

Il faut appeler un chat un chat.

Dans le conflit armé colombien, le mot clé médiatique "otage" est entré dans les cerveaux. 

Essayons d'y voir un peu plus clair. L'Etat bourgeois fasciste colombien est en guerre contre les FARC-EP forces marxistes issues du peuple opprimé depuis 1 demi siècle ; il est aussi en conflit armé avec d'autres forces insurgées telle que la guérilla de l'ELN qui poursuivent le même combat. Cet Etat réprime tous mouvements prolétariens et assassine les syndicalistes... (2400 en 16 ans). De multiples documents décrivent les innombrables atrocités perpétrées par l'armée de ce pays et les paramilitaires qui y sont liés. Au cours des 3 premiers mois de cette année 2008, 19 syndicalistes ont été exterminés…. ! C'est une véritable guerre de classes

Parmi les 11 militaires et les 3 espions yankees libérés récemment, Bétancourt n'a de cesse de faire l'éloge de l'armée colombienne et se considère elle-même comme un de ses soldats. Toutes ces personnes connaissent parfaitement les risques encourus et ne sont en aucun cas innocentes. Elles ont choisi leur camp, celui de la bourgeoisie.

 

Le terme de prise d'otages est employé pour présenter les FARC comme une organisation terroriste, comme des bourreaux, des narcotrafiquants. Cette présentation est fausse, puisque dans une guerre faire des prisonniers est une pratique courante. D'ailleurs, Uribé, le président ne s'en prive pas ; 2000 (qui sait le nombre exact) sont incarcérés.   

Il ne faut donc pas considérer Betancourt et ses compagnons d' "infortune" comme des otages, mais comme des prisonniers de guerre, ennemis des FARC et du socialisme réel. Uribé président corrompu, Bush, Sarkozy, Benoît XVI... et Betancourt participent ensemble au combat pour la bourgeoisie et par conséquence pour le capitalisme.

Il faut rappeler que les FARC ne cessent de réclamer un échange humanitaire de prisonniers, mais cette demande est rejetée par Uribé. L’intégration volontaire dans la vie « démocratique » il y a quelques années, c'est-à-dire le renoncement à la lutte armée s’est soldée par l’assassinat de milliers de ses militants.

 En morale guevariste, il est dit :

 « Pas de prisonniers lorsqu’il n’y a pas de bases opérationnelles ou de lieux peu accessibles : les survivants doivent être rendus à la liberté, les blessés soignés par tous les moyens possibles »

Il semblerait qu'il y ait une contradiction, pas vraiment, Betancourt et les 13 autres sont revenus sans aucune trace ni de sévices, ni de torture, en parfaite santé, malgré les conditions de vie très dure pour les prisonniers comme pour les guérilleras et les guérilleros. Ajoutons, qu'aucune prison au monde n'est un palace.

La bonne santé de ces prisonniers démontre que les FARC pratiquent et respectent  les principes guevaristes de la lutte armée.

La guerre des FARC qui consiste à combattre un régime fasciste, qui opprime, qui traumatise une grande partie de la population colombienne, est parfaitement légitime.

Elles adoptent la stratégie militaire et politique qu'elles jugent la meilleure pour atteindre ses objectifs : le véritable socialisme, pas celui des traîtres de gôche. 

Face à la très grande force et à l'extrême violence du capitalisme et du fascisme qui font tant de dégâts, la victoire des FARC n'est pas acquise, mais les guérilleras et les guérilleros colombiens ont le courage de les combattre, jusqu'à la mort. Ils suivent ainsi l'exemple du CHE.  

HASTA LA VICTORIA SIEMPRE