la mort de Manuel Marulanda
Cliquez ici pour regardez la video de l'hommage à Manuel Marulanda
Les Farcs confirment la mort de Marulanda et désignent son sucesseur, le
guerillero a droit à un autre épitaphe que celle que lui réservent les médias
occidentaux, écoutons ses compagnons d'arme.
Marulanda est mort de mort naturelle mais en poursuivant la lutte, les FARC
l'ont annoncé et ont affirmé qu'il continuaient la lutte unis et déterminés; et
ils ont annoncé que le commandant Alonsa Cana lui succédait, voici également un
texte sur Marulanda qui fait l'historique d'une lutte depuis 60 ans. ce soit
dire la vérité sur Marulanda , tradsuire ce qu'il dit me semble le moins que
l'on puisse faire pour défendre un camarade contre les ignominies de notre
presse aux ordres.
Les médias, les politciens français complices d'uribe et des Etats-Unis tentent
de salir les Farc, les accuser fd'être des narco-trafiquants alors que le
Préside"nt Uribe est lui un véritable narco-trafiquant, ils peuvent les accuser
d'enlèvement mais les paramilitaires de Uribe n'enlèvent pas d'otages, ils tuent
et torturent pour l'oligarchie.
Marulanda est un combattant, il est mort en continuant à lutter au nom des
pauvres, des exploités, des paysans massacrés par l'armée et les paramilitaires,
le paysan, l'indien était un communiste. Les nouvelles affluent de toute
l'Amérique latine, l'indignation est à son comble devant la tentative d'Uribe,
l'homme des cartels, des paramilitaires, le vassal des Etats-Unis de
criminaliser le guerillero.
Danielle Bleitrach
« Mourir au combat est une façon de rester vivant pour un guérilléro »
Raul Reyes.
Caracas 25 mai, Prensa latina.
Les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) ont confirmé aujourd'hui
la mort naturelle de leur principal dirigeant Pedro Antonio Marín, connu sous le
nom de Manuel Marulanda.
Dans une video diffusée par la chaîne Telesur de plusieurs Etats, le guerillero
Timoleón Jiménez a annoncé également que le nouveau dirigeant du mouvement
insurectionnel était Alfonso Cano. Le communiqué affirme que les FARC
poursuivront la lutte dans l'unité et la détermination "jusqu'à la réalisation
de l'objectif de la nouvelle Colombie, de la grande patrie latinoaméricaine" et
que les accords humanitaires et les issues politiques restent d'actualité.
A la suite Prensa latina diffuse le texte du communiqué.
Comandante Manuel Marulanda Vélez: "Juramos Vencer!"
Traduit de l'espagnol par Céline Meneses.
Amérique latine.
Quand, il y de cela 60 ans, l'oligarchie a mis en place cette guerre fratricide
dans notre pays de par son terrorisme officiellement admis et la haine partisane
envers ceux qui cherchaient à changer les droits de propriété de la terre de et
souhaitaient la recomposition de la scène politique, elle a largement
sous-estimé la capacité de résistance de notre peuple et sa dignité colossale.
De même que des centaines de milliers de paysans, Pedro Antonio Marín a dès lors
été pourchassé sans relâche par le gouvernement et par les socaires
paramilitaires d'alors, l'obligeant a tout abandonner et à se defendre nuit et
tour pour survivre face à la barbarie du pouvoir officiel qui a coûté la vie à
près de 300 000 compatriotes et a rendu possible la dépossession de millions
d'hectares de de terres fertiles qui sont toutes passées aux mains des puissants
chefs et libéraux et conservateurs que compte le pays.
Depuis lors, grâce à ses énormes capacité de leader et de stratège
politico-miltaire, celui que l'on nommerait par la suite Manuel Marulanda Vélez
en hommage à un leader syndical assassiné, avait acquis une expérience militaire
immense et développé une vision du monde révolutionnaire et communiste qui lui
permettait de comprendre de fond en comble les raisons économiques, sociales et
politiques non seulement de sa situation personnelle mais aussi des immenses
déséquilibres, violences et injustices qui ont cours dans notre société.
Quand en 1964 l'oligarchie lança, au sud de Tolima, une nouvelle offensive
militaire criminelle à l'encontre des paysans (le dénommé « Plan Laso »), sous
la direction (pas même cachée) du Pentagone nord-américain, Manuel Marulanda
Vélez et 47 paysans, après de nombreuses démarches politiques en faveur de la
paix qui ne trouvèrent aucun écho dans le camp adverse, prirent les armes pour
faire face à l'agresseur et lui répondre par la seule alternative possible: la
lutte pour le pouvoir politique et pour fonder les bases d'une société de
justice sociale en marche vers le socialisme.
Si Washington et l'oligarchie refusaient que la lutte révolutionnaire se fasse
par des voies démocratiques alors nous opterions pour cette solution, la seule
possible : la naissance des FARC. Stratège innégalable, guide formidable,
guerrier invincible, leader invaincu de milles batailles politiques et
militaires livrées en 60 ans à renvendiquer les droits des pauvres et à
affronter les foudres des puissants, révolutionnaire complet ayant assimilé les
théories des plus grands penseurs et les confrontant toujours aux vérités qu'il
avait découvertes dans la pratique quotidienne de la vie, se forgeantle profil
d'un des dirigeants révolutionnaires les plus remarquables de tous les temps.
L'Humanité n'a connu aucun leader semblable à Manuel Marulanda Vélez, qui ait
lutté de façon ininterrompue 60 ans durant dans la résistance armée, et qui soit
sorti indemne et grandi des rouleaux compresseurs que furent les immenses
opérations miltaires menées contre lui et ses hommes comme dans le cas du Plan
Laso à Marquetalia, de l'Opération Sonore dans la Cordillère Centrale, de l'OpérationMaison
Verte, des Opérations Destructor 1 et Destructor 2, du Plan Patriote ou encore
du Pan Colombie.
Il est également sorti indemne et grandi des confrontations politiques à
caractère stratégique mises en oeuvre dans des processus tels que les
conversations avec l' Etat colombien à la Maison Verte, à Caracas, au Mexique,
et dans le Yarí, durant lesquelles d'aucuns ont prétendu soumettre la volonté
politique et combattive des FARC sans mettre en place le moindre changement
structurel dans la société et sans la moindre évolution du pouvoir politique.
A chaque confrontation, notre commandant a donné la preuve de sa grande sagesse
et de sa capacité de toujours s'en sortir la tête haute face aux tempêtes et aux
dangers les plus redoutables et les plus complexes, et il nous a montré la voie
à suivre.
C'est avec une peine immense que nous vous informons que notre commandant en
chef Manuel Marulanda Vélez, est mort le 26 Mars dernier des suites d'un
infarctus cardiaque, dans les bras de sa compagne et entouré de sa garde
rapprochée et de toutes les unités qui assuraient sa sécurité, après une brève
maladie.
Nous lui avons rendu les honneurs dus à un leader de son rang et nous lui avons
donné une sépulture honorable . Nous lui avons dit un ultime au revoir au nom
des milliers de guérilléros fariens et des miliciens bolivariens ainsi que des
millions de colombiens et citoyens du monde qui le respecte, l'admire et l'aime
malgré la campagne médiatique nauséabonde qui est faite contre FARC.
A tous ceux-là et à leurs familles nous tenons à témoigner notre solidarité et
nos voeux de condoléances.
Ce grand leader est parti et nous voulons aujourd'hui, malgré notre douleur,
faire en sorte rejaillisse sur le monde la confiance qu'il avait en nos
principes révolutionnaires, en nos plans, nos propositions, et en la victoire de
la cause populaire en faisant connaître l'actualité et la grande valeur des
inépuisables enseignements qu'il nous a dispensés et qui nous ont fait mûrir
pendant toutes ces années passées à ses côtés ; nous voulons que rejaillisse sur
le monde cette détermination à affronter les difficultés ; nous voulons que
rejaillisse sur le monde l'importance cruciale de la solide unité interne qui
nous a permis de nous développer avec force à chaque instant de notre existence.
Face à la plus grande offensive réactionnaire mise en place contre quelque
organisation révolutionnaire que ce soit dans l'Histoire de l'Amérique latine,
nous poursuivrons notre tâche suivant les plans sur lesquels nous nous étions
mis d'accord, solidement unis et avec la conviction à la fois optimiste et
profonde que nous sortirons victorieux malgré l'adversité.
Avec pour banières celles de Bolívar, de Jacobo et de Manuel portées bien Aut.,
nous continuerons sans relâche de lutter pour la bouvelle Colombia, pour la
Grande Patrie latino-américaine et pour le Socialismo. Nous en avons fait le
serment devant la tombe de notre commandant !
La confrontation ne nous laisse pas un seul instant de répit et la lutte
continue. Nous avons décidé à l'unanimité de nommer à la tête de notre
Secrétariat et comme nouveau commandant en chef de l'EMC le camarade Alfonso
Cano. Comme membre permanent du Secrétariat, nous avons nommé le camarade Pablo
Catatumbo et nous avons choisi comme suppléants les camarades Bertulfo Álvarez
et Pastor Alape.
Nous continuerons d'encourager la lutte populaire, la formation du Mouvement
Bolivarien pour la Nouvelle Colombie et du Parti Communiste Clandestin, de même
que la convergence avec tous ceux qui luttent pour la justice sociale, la
souveraineté nationale et la véritable démocratie.
Toute la force farienne restera profondément engagée sur tous les terrains et
dans tout le pays pour que nos plans soient victorieux et demeurera extrémement
liée à la population civile qui seule peut nous garantir la victoire.
Nos propositions d'accords humanitaires et les issues politiques envisagées,
comme celles exposées aussi bien dans le Manifeste que dans le Plateforme
Bolivarienne, restent d'actualité ainsi que nous l'avons réitéré en de multiples
occasions. Lancées depuis ces cordillères elles formeront une confluence et
généreront un effort pour la paix démocratique que l'oligarchie nous a usurpé il
y a 60 ans.
Alors même que nous commémorons le 44 anniversaire des FARC, nous voulons rendre
un hommage plein de sens à notre commandant Manuel Marulanda Vélez, à Jacobo, à
Raúl, à Iván Ríos, à Efraín Guzmán, ainsi qu'à tous ceux qui ont généreusement
dédié et même offert leur vie à la cause des pauvres, sans rien demander en
retour, mais poussés seulement par l'intime conviction qu'il faut lutter pour le
bien commun qui caractérise l'engagement révolutionnaire.
Commandant Manuel Marulanda Vélez: Mourir pour le peuple, c'est vivre à jamais!
Devant l'autel de la patrie : nous jurons de vaincre !
Secretariado del estado mayor central.
FARC-EP mayo del 2008.
Montañas de Colombia.