Dans la Colombie d’Uribe, la mort d’un communiste est un banal fait divers

En Colombie, il y a les FARC, dont nos médias justifient de fait l’assassinat puisqu’ils mènent la lutte armée, sans jamais expliquer ce qu’est réellement la Colombie. Dans ce pays, il y a aussi des communistes qui tentent de mener le combat politique et syndical.  On les assassine qu’ils soient “légaux” ou armés. En fin de texte j’ai inscrit (en espagnol) le texte du parti communiste vénézuélien. A propos, je tiens à signaler que si en France on nous raconte que le communisme s’est effondré avec l’URSS, il n’en est rien, simplement il y a une chose qui demeure, l’assassinat d’un communiste hier comme aujourd’hui n’a pas d’importance, qui se souvient des 500.000 communistes assassinés en Indonésie? Oui mais à cette époque-là il y avait un parti communiste qui ne s’interrogeait pas sur la nécessité ou non de conserver ce titre… Trop lourd à parter ? Oui certes puisque on continue à les assassiner comme le Che et tant d’autres…

Danielle Bleitrach

Guillermo Rivera Fúquene a été assassiné.

C’est, dans la Colombie d’Alvaro Uribe et de sa politique de « sécurité démocratique » proclamée en 2002, un banal fait divers, dont vous ne trouverez aucune trace dans votre journal habituel : un homme disparaît un beau matin en pleine capitale, après avoir conduit sa fille à l’autocar scolaire.

Sa famille, ses amis, ses collègues, ses camarades remuent ciel et terre pour le retrouver.
En vain.
Puis on le retrouve 86 jours plus tard, dans une tombe anonyme à 125 kilomètres de l’endroit où il vivait.

Selon les premiers éléments de l’enquête, Guillermo Rivera Fúquene a été assassiné et enterré sous X. le 28 avril dernier, six jours après son enlèvement dans le quartier d’El Tunal à Bogotá. Un témoin qui a préféré rester anonyme et ne pas déposer devant le procureur chargé de l’enquête a dit avoir vu une patrouille de police interpeller Rivera et partir avec lui. Des bandes de caméras vidéo de surveillance montrent une forte présence policière dans le quartier et au moment où il a disparu.

Guillermo Rivera avait 52 ans. Cet économiste travaillait depuis longtemps aux services du Contrôle financier*de la capitale et il était président du Syndicat des services publics de Bogotá (SINSERPUB).

Il avait été actif dans la campagne contre le référendum de 2003 qui visait entre autres à la disparition de cet équivalent colombien de la Cour des Comptes.

Rivera était aussi président de la junte d’action communale du quartier San Vicente de la localité de Tunjuelito, président du syndicat de copropriétaires de la résidence où il vivait et…militant politique.

Rivera était un communiste. Membre du Parti communiste colombien depuis plus de vingt ans, il militait au sein du Pole démocratique alternatif créé par le parti avec des sans-parti.

 

Dans sa jeunesse, il avait été assesseur de conseillers municipaux élus de l’Union patriotique, ce mouvement né dans l’euphorie de « l’ouverture » lancée en 1984 par le président Betancourt , qui avait conduit des guérilleros des FARC à rentrer dans le jeu politique électoral. Cette aventure coûta cher à la gauche colombienne, qui eut 5 000 morts dans les années 80. Un vrai bain de sang.

Les proches et camarades de Rivera ont créé bien sûr un Comité dès la fin avril pour réclamer que la justice enquête sur cette disparition. Ils ont manifesté, fait des délégations, déposé des demandes d’habeas corpus (bien sûr rejetées). Cela n’a servi à rien. Le 15 juillet, le corps de Guillermo Rivera Fúquene a été retrouvé dans un cimetière d’Ibagué.
Loin de Bogotá, loin d’El Tunal où sa femme Sonia et ses deux filles savent que Guillermo ne rentrera plus à la maison.
*La Contraloría General de la República de Colombia a été créée en 1923, en remplacement de la Cour des Comptes, sur recommandation de la mission d’experts US dirigée par l’économiste de Princeton Edwin Walter Kemmerer, à la demande du gouvernement colombien qui estimait avoir besoin d’aide pour savoir comment gérer le paiement par les USA de la perte de Panamá. Devenue une institution constitutionnelle en 1945, la Contraloría est aujourd’hui un organisme autonome et indépendant dont la fonction est de surveiller la gestion des revenus fiscaux de l’État et, plus généralement, la gestion de tous les fonds publics. Un des volets du référendum « pot-pourri » d’octobre 2003 concernait la suppression de cet organisme, mais Uribe connut un échec, puisque moins des 25% d’électeurs requis répondirent à son appel à voter.

 
AUTEUR:  Fausto GIUDICE

http://www.tribuna-popular.org/index.php?option=com_content&task=view&id=3073&Itemid=1

En una bóveda del cementerio San Bonifacio de la ciudad de Ibagué, Tolima

Aparece asesinado Guillermo Rivera Fúquene, dirigente sindical de Colombia

Guillermo fue desaparecido el 22 de abril en Bogotá y fue reportado como NN el 24 del mismo mes por organismos del Estado al ser encontrado en el basurero de la hacienda el Rodeo sobre la vía al Totumo

Ibagué, Colombia, 17 jul. Tribuna Popular TP/ Por Nelson Lombana Silva.- El dirigente sindical, miembro del Polo Democrático Alternativo y el Partido Comunista colombiano, Guillermo Rivera Fúquene, fue encontrado este 15 de julio en una bóveda del cementerio San Bonifacio de la ciudad de Ibagué, departamento del Tolima. Su cuerpo es sepultado allí el siete de mayo como NN P155, señaló el sepulturero.

La fiscal 49, Esperanza Rodríguez, se reunió durante algunos minutos con la esposa del occiso, Sonia Betancur para explicar detalles del execrable crimen.

Guillermo fue desaparecido el 22 de abril en Bogotá y fue reportado como NN el 24 del mismo mes por organismos del Estado al ser encontrado en el basurero de la hacienda el Rodeo sobre la vía al Totumo; su cadáver permaneció en la morgue del hospital Federico Lleras Acosta de Ibagué, hasta el siete de mayo cuando fue sepultado.

Fue ahorcado, presenta golpes en la cara y contusiones en diversas partes del cuerpo como si lo hubieran arrastrado, dijo Sonia Betancur después de observar las fotos que conserva la fiscalía.

Hasta las cuatro de la tarde de este 15 de julio, medicina legal y ciencias forenses identificó plenamente el cuerpo del compañero Rivera Fúquene.

Hacia las ocho de la noche fue exhumado, trasladado a la funeraria Los Olivos y finalmente a la ciudad de Bogotá, donde reposará por siempre.

Por el avanzado estado de descomposición es posible que sus funerales sean en horas de la mañana de este 16 de julio, indicó Sonia Betancur.

Estuvo presente en las diversas diligencias, la señora madre del compañero Rivera Fúquene, lo mismo que su hermano Reinaldo y varios trabajadores de la contraloría, lo mismo que dirigentes del partido comunista.

Reinaldo Rivera Fúquene, habló brevemente en medicina legal y dijo que poco y nada ha hecho hasta la presente la fiscalía para investigar los móviles y los victimarios. “Inicialmente se presume de que fue una patrulla de la policía la que lo cogió y hasta ahí llegó, no se ha hecho ninguna investigación” .

Sobre la personalidad de su hermano, Reinaldo dijo que “Guillermo Rivera trabajó toda su vida con el gobierno; perteneció al ministerio de minas, al DANE, últimamente estaba trabajando con la contraloría de Bogotá, como jefe de auditores; presidente del sindicato de los servicios públicos del distrito, militante del Polo, toda su vida la dedicó a la lucha popular; fue un buen profesional, jamás tuvo problemas con nadie, jamás tuvo amenazas; era una persona normal, común y corriente. Era padre de dos niñas de nueve y 22 años. Además, era economista egresado de la Gran Colombia y natural de Bogotá, donde había nacido el 19 de mayo de 1956″.

“Creo que el único pecado que cometió Guillermo fue ayudar a las personas a defender sus derechos”, subrayó Reinaldo Rivera Fúquene.

El drama de la desaparición para esta familia terminó. Sin embargo, en Colombia son más de 15.000 personas que viven el mismo drama, en el marco de la seguridad democrática y Estado comunitario del presidente Álvaro Uribe Vélez. “Mi hijo era buen padre, buen hijo, ojalá su crimen no quede en la impunidad”, dijo su señora madre que cuenta en la actualidad con 86 años.